Le tsunami numérique

10 questions que pose le CR2PA :

  1. L’information est un flux incessant. Quelle(s) technologie(s) peuvent assister les utilisateurs dans l’application en temps réel de règles de plus en plus nombreuses (confidentialité, classement, conservation,  éthique, …) ? Par exemple pour les mails, ou dans le collaboratif.
  2. Ce qui est écrit reste, ce qui reste peut engager : est-il possible de faire en sorte de déclarer des écrits spontanés comme inopposables ou jetables ?
  3. Comment mettre en relation (ou en adéquation) la gouvernance d’entreprise et la gouvernance de l’information ? En effet, il est à la fois important que les entreprises au plus haut niveau prennent conscience de l’importance de l’information tout en garantissant que de telles règles de gouvernance soient utilisables et respectées par les collaborateurs.
  4. La gouvernance de l’information face au tsunami numérique : n’est-on pas dans les entreprises en situation d’un véhicule qui roule à tombeau ouvert, sans assurance, à la merci du grain de sable qui risque de l’envoyer dans le mur?
  5. Où sont les responsables du tsunami numérique dans l’entreprise ? De qui relève le contrat d’assurance pour le futur? Qui est garant du temps différé?
  6. N’est-ce pas aux MOA de prévoir les règles de gouvernance dans un certain nombre d’outils tels que les outils collaboratifs, les GED ? Prévoir ces règles en amont n’est-ce pas le premier pare-feu contre le tsunami numérique ?
  7. A quoi sert un outil puissant sans prise de conscience individuelle et managériale des risques encourus? Et si la gouvernance de l’info électronique ne relevait pas d’un outil, mais avant tout de l’éducation de tous les collaborateurs?
  8. Le tsunami numérique est-il inéluctable ? De quels moyens disposent les organisations pour tenter de maîtriser cette croissance exponentielle des informations : des règles coercitives d’entreprises (limitation des volumes, indexation obligatoire des documents…) et/ou d’éducation par des programmes de conduite du changement ?
  9. Vaut-il mieux investir dans la machine à repousser le tsunami ou dans la machine à empêcher sa formation?
  10. Et si le tsunami numérique n’était pas une bonne chose et le signe d’une civilisation avancée ? Est ce que les coûts et les efforts à mettre en œuvre pour essayer de domestiquer cette masse d’informations ne sont pas trop importants au regard des bénéfices escomptés?

De premières réponses ont été données lors de la table ronde La gouvernance d’entreprise face au « tsunami numérique » le 24 novembre 2010 chez Bouygues Telecom, avec Isabelle Renard, avocat associée du Cabinet Racine, Jean-Luc Austin, délégué général de l’AFAI, Bassam Zarkout, Chief Technology Officer RSD et Philippe Giorgi, directeur de la connaissance et de la conservation des données de Bouygues Telecom, débat animé par François Renault †, Président de l’AFAI.